- Une petite coupe pour le temps des fêtes?
- C'est ça. Va chier.
Mon grand-père m'avait dit un jour à ce sujet : «L'important c'est que ce soit rapide, parce que si c'est long t'es mal barré». C'est avec ce principal critère que je choisissais mes coiffeurs/coiffeuses.
Mais bon, maintenant c'est chose du passé depuis que j'ai rencontré Steve mon coiffeur. Ce sont des collègues de travail qui avaient toujours des coupes super slick et old school qui me l'avaient référé. Il est super old fashion, c'est un véritable coiffeur pour homme. On fait et on parle d'affaires d'homme. À chaque fois, il me sert un verre de scotch, de bourbon ou une bière, je dois faire très attention pour tenir mon verre à distance, pour éviter qu'un cheveu tombe dedans. Il joue toujours du vieux jazz en ambiance ce qui augmente de façon significative mon niveau d'appréciation. L'autre fois, je me suis dit, qu'il devait être connaisseur en la matière donc je me suis lancé sur le sujet. T'es un fan de Dizzy?, demandais-je. Qui ça? me repondit-il. Dizzy Gilespie! C'est ça qui joue depuis tantôt. Ah oui, euh, en fait c'est une radio satellite. J'aime beaucoup, mais je m'y connais pas beaucoup, me repondit-il candidement. À date, c'est ma seule déception parce que si en plus on avait pu parler de jazz, j'aurais été encore plus aux anges. Pour le reste, il est parfait. On parle de hockey (il déteste Carey Price), de chasse (même si on connait tous les deux rien sur le sujet) pis de plein de sujets sur lesquels on peut chialer (il aime chialer, lui avec).
En partant, je cale mon verre et lui achète toujours son «forming cream» d'American Crew. Y'a pas mieux, pour une super coupe 50s.
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Pour la fête des mères, j'envoie un funny texto ou j'appelle pis je fais des blagues mais là cette année, ma mère voulait se foutre de ma gueule - à sa façon. Elle se trouvait super drôle de m'envoyer le message suivant en début d'après midi : «Chronique je faisais rien: je faisais fuck all rien pantoute et je n'ai même pas été foutu de souhaiter bonne fête des mères à ma mère.».
Sur la défensive, je l'ai tout de suite appelée. «On se calme chose, j'ai même pas encore bu mon café en me levant que tu m'envoies ça (vous pouvez sortir les violons). J'avais prévu t'envoyer un super message chanté avec un poème de mon cru, mais là c'est raté (c'était un mensonge, je voulais juste la culpabiliser. Sans succès, elle a pas mordu).»
Elle était morte de rire. J'ai pas encore compris ce qu'il y avait de drôle dans ce message là, mais bon. Anyway, que je lui ai dit avant de raccrocher, je me rappelle pas avoir reçu un appel de ta part pour la fête des fils!
Et vlan, je soupoudre juste un peu de chantage émotif et je raccroche avant même d'avoir entendu sa réponse.
Sans blague, bonne fête des mères à ma mère de la part de toute l'équipe de rédaction de je faisais rien.












